mercredi 18 juin 2014

Triste réalité...

Hello ! Il est 2h41, me voilà de nouveau à l'hôpital en pédiatrie pour mon petit bébou. Rien de grave mais de gros bilans s'imposaient après moults avis médicaux plus ou moins sérieux.
Pour faire suite à mon article concernant l'accouchement, je me heurte à nouveau de plein fouet au milieu hospitalier ! Vous allez me dire que décidément je leur en veux vraiment à force, mais bien au contraire j'admire ces personnes qui consacrent toute leur vie à la santé ! 
Mon gros soucis se situe au niveau de l'accueil de la famille... Encore une fois.  Je m'explique. 
Mon fils est hospitalisé en pédiatrie et sous prétexte de règles de "sécurité" (discutables à mon goût) seul un parent peut rester avec lui ???? 
Je suis choqué de ces manières, encore une fois je le dis, je ne veux pas de lit, pas de repas, rien juste être présent dans ce moment. Ma femme (oui entre temps je me suis marié JOIE !) et mon fils ont besoin de moi...
Me voilà donc reparti à déambuler dans les couloirs en attendant que l'horloge tourne et je trouve ça tellement injuste. 
Hasard ou malchance peu importe, il y a un an presque jour pour jour ma vie était identique, seule différence mon fils a grandi et fait notre bonheur chaque jour. 
L'unique chose positive de mon périple est que je connais les endroits des machines à café par cœur, les couloirs n'ont plus de secrets pour moi et je sais même où trouver une prise pour charger mon iPhone et écrire cet article. Bien maigre consolation me direz-vous. 
Voilà un bref article d'une aventure nocturne de papa pas comme les autres. Je demeure confiant, Leblogdelaura me trouvera un anti cernes miracle car pour moi hors de question d'effleurer un oreiller cette nuit. 
Ma vie s'arrête là où celle de mon petit crabe commence et pour le moment la priorité c'est bien lui. 

À très vite. 

@damCmoi

dimanche 15 juin 2014

Le jour où ...



Me revoilà en ce jour de fête des papas. Je vais commencer par un bon milliard d’excuses. Si certains nous suivent (et je vous envoie un grand MERCI), vous avez pu constater que lors de ces derniers jours DamsCMoi et moi-même avons été quelque peu absents de nos chroniques. Eh oui nos petits chouchous sont tombés malades : un méchant virus, une cruelle piqure de vaccin et comme tous les papas (mais également les mamans), nous avons eu à manier les thermomètres, les suppos, les seringues de médicaments, les bisous de réconfort et les iPhones transformés pour l’occasion en berceuse.

Ceci étant dit … Vous devez vous demander pourquoi le titre de cet article est « le jour où » …  Eh bien parce que ce soir, avec un œil mi interrogatif mi blasé, je fais un petit come back sur tous les moments où en tant que futur papa ou papa les mots m’ont manqué pour décrire certaines situations.

Le cas du congé parental … pris par le papa…

Si devenir parent dure toute une vie, le point de départ que je ne suis pas prêt d’oublier c’est quand j’ai annoncé à mes proches (ou moins proches au hasard des rencontres) mon désir de prendre un congé parental d’éducation. Eh oui, je n’oublie pas que c’est un droit que je souhaitais prendre. Il me paraissait inconcevable de vivre les premiers temps de vie de mon Rikiki sans être là au jour le jour.
Quel contraste dans les réactions ! Certaines très encourageantes et sincères, venant de personnes avec qui j’ai gardé contact. D’autres frisant la surprise dégoutée voire de l’agressivité. J’évolue professionnellement dans un milieu très masculin, et c’est un peu comme si j’allais y perdre mes couilles (désolé pour l’expression mais tellement adaptée). Je passe sur les femmes qui me regardaient avec un air un peu choqué, à la limite de se dire que cet homme devait être très très bizarre et donc à ne pas fréquenter. Ou encore sur ces gens qui me demandaient « bah pour le premier on a pas le droit si ? ».

Je suis actuellement en congé parental en temps partiel, à 50% pour être précis. Cela signifie que à quelques jours près, je suis auprès de mon Rikiki pour m’en occuper à 99999%. Tous les parents savent à quel point c’est une affaire de tous les instants. Bien évidemment je ne jette pas la pièrre aux parents qui malheureusement ne peuvent pas ou ont pris la décision de ne pas prendre ce type de disposition. Je ne cesse de le répéter c’est un choix qui doit être fait avec le CŒUR. Je n’occulte pas le côté financier qui rentre en ligne de compte pour beaucoup de ménages. La crise n’aide pas. Pour ma part, j’ai perdu beaucoup côté financier mais je ne le regrette pas. Je vis des moments d’exception avec mon bébé…

Un autre élément décisif pour moi est l’égalité homme/femme. Ce n’est pas un concept pour moi qui ressort uniquement le jour de la journée de la femme. Je ne souhaitais pas que ma moitié (et ses lonnngues études) mette entre parenthèse de manière directe ou indirecte sa vie professionnelle mais aussi sa vie de femme.

J’ai plein d’anecdotes. De jeunes ou moins jeunes papas se reconnaitront comme les jours où :

-        -  Une maman qui me voit donner à manger à Rikiki et qui m’envoie un pique bien sympathique : « Vous en avez pour longtemps ? Car ici c’est le coin des mamans qui s’occupent réellement de leur enfant… »
-         -  Une autre maman qui me regardait avec un air apeuré… C’est un peu comme si au dessus de sa tête se dessinait une bulle avec écrit « biberon dans les mains d’un homme = catastrophe ».

J’arrête là car s’il y a de mauvaises expériences, bien évidemment avec le recul je ne garde que le meilleur. Toutes ces personnes femmes et hommes qui ont l’esprit ouvert. Ceux qui de tous les âges m’ont aidé.  Il s’agit de croire en soi et de se faire confiance.

Une sage femme m’a dit à la sortie de la maternité : pouponner, changer les couches, soigner, s’amuser, … être parent, c’est un long parcours qui se gère à deux (même si on vient à malheureusement se séparer). Il ne faut jamais avoir peur de s’investir, de poser des questions, d’exprimer ses craintes. 

Très souvent notre égo de mâle nous imposerait le silence ou l’autodérision, mais croyez-moi quand les langues se délient, tous ces papas en parlent avec une infinie douceur et une expertise souvent admirable.

A bientôt,
Tchoup


mardi 3 juin 2014

Un peu de bricole pour un smash cake !


Bonjour, bonjour ! 
Me revoilà pour un petit article création bricolage afin de créer un fond photo pour le smash cake de notre bébou. 
Donc pour commencer après avoir cherché pendant des heures et sans résultats une toile, bâche, drap ou tout ce qui était blanc, uni et sans plis, me voilà rendu chez "les tissus d'ursule". Là à ma grande surprise je trouve de la toile perlée blanche pour 8€10 le mètre, bonheur !!! 
Mais comment fixer tout ça... 

 
Un petit détour chez Leroy Merlin et me voilà en possession de petits œillets en laiton pour environ 7€. Une fois en place tous les 20cm voici de quoi fixer votre toile. 
Mais sur quoi... 


Donc toujours chez Leroy Merlin je pars à la recherche de quoi monter un cadre, je choisi de petits tubes PVC diamètre 16mm pour câble électrique, des coudes et des T pour la modique somme de 15€.  


Une petite vue de l'ensemble une fois monté, manque plus que quelques rislans pour fixer l'ensemble entre les œillets et les tubes. 

A ce stade comme moi vous devez être sûr du résultat, que votre femme sera comblée, qu'elle aura le smash cake le plus beau du monde ! 

Et bien oubliez le cadre PVC qui ne sera hélas pas suffisamment rigide... 
Un bon gros rouleau de scotch transparent fera l'affaire. Il suffit donc de scotcher votre toile au sol en la tendant au maximum et de la remonter le long d'une table ou d'un mur toujours en scotchant la toile bien tendue. Veillez à ce que la pliure soit arrondie pour ne pas se voir sur les photos. 

Concernant le gâteau, trois gâteaux tout simples au yaourt, quelques colorants en poudre, un petit glaçage mascarpone, philadelphia et sucre glace et le tour est joué !! N'oubliez pas un bon appareil photo et une prise de vue la plus basse possible !

Vous voilà en présence d'un moment inoubliable issu d'une tradition américaine pour quelques dizaines d'euros contre plusieurs centaines chez un photographe. 
N'hésitez pas lancez vous dans cette aventure. 


A très bientôt 

@damCmoi

samedi 31 mai 2014

Et si je vous racontais l’envers du décor



Pour ceux qui voudraient plus de détails, en voici un peu...

5h30 : Réveil. Madame me dit « Contraction ». C’est vrai ? C’est aujourd’hui ?

Bain pour Madame, Spasfon, Appel à la maternité…

Punaise, je ne peux pas m’empêcher de regarder son ventre.

Je suis calme. J’en étonnerais plus d’un qui me traitent de « foufou ».

S’en suivent un écoulement logique des choses : voiture, valise, maternité, accueil, monitoring. Il est bientôt là. Mon fils. 



9h30 : Avez-vous déjà marché pendant 1 heure à côté d’une femme qui contracte toutes les 3 minutes ? Elle m’a broyé le bras dis-donc.

11h : Perte des eaux. J’ai vu ça en direct live. Un jet d’eau. Toujours calme. Je me transforme en coach sportif. Il faut qu’elle souffle, qu’elle me regarde. Elle part souvent dans un autre monde. J’applique consciencieusement tout ce que nous avons appris aux cours de préparation à l’accouchement (eh oui j’ai assisté à chacun d’entre eux) : massage, ballon.

12h : Elle a droit de prendre un bain… Un bain ! Oh la, elle souffre de plus en plus, je le sens je la vois, elle a mal. Elle pense péridurale si fort que c’est écrit sur son visage. Et moi je suis toujours fasciné par son ventre : ces vagues, cette force, c’est dur comme de la pierre lorsque j’appuie dessus. 

La voilà dans le bain. Elle me dit que quelque chose arrive, oh la, déjà ? J’appelle la sage-femme, une arrive, puis une autre. Auscultation : dilatation complète. Je vois le mot « péridurale » s’effacer de son visage.

Il est quasiment là. La sage-femme me propose de le sortir…

J’ai vécu un accouchement sans complication, dans le calme, quelque chose de magique. Nous avons passé de longues minutes (et surtout de fortes contractions), tous les deux, notre bébé sur le point d’arriver.

Calme, toujours calme, agissant comme un coach. Me voilà, le voilà, je le sors. La tête, le quart de tour, les épaules… Il est là. Le voilà posé sur Madame. Bon Dieu, je n’y crois pas, c’est fascinant.

Un travail rapide, même pas eu le temps de penser que j’étais fatigué, il paraît que c’est normal… Les gâteaux dans le sac ? Même pas ouverts… La douleur sur mon bras ? Même pas eu le temps de la sentir… 

Le temps est passé vite et si lentement à la fois. C’est comme un film, tout s’enchaîne, avec des plans plus longs, comme sur la courbe du monitoring en fait. C’est ça un accouchement ? C’est beau. Finalement c’est pas tout à fait comme à la télé : Pas de larme, mais tellement d’émotions. J’ai vécu le moment, je ne me suis pas contenté de le regarder. C’était ma femme, mon bébé. Une sensation nouvelle et inconnue. Je suis PAPA

Tchoup


De la maternité à la maternité



Parce qu’il n’est pas toujours facile pour nous papa de parler de ce jour qui nous a marqué entre pleurs, rires, stress, drame …

Toi futur papa, maman ou mieux papa ou encore maman récidiviste une chose est sure au final chaque accouchement au-delà des mots c’est surtout un ressenti, des émotions qui font de tout cela - l’évènement qui est paradoxalement le plus visible d’une vie de femme mais pour un homme aussi dans nos têtes - l’évènement le plus intime de la vie de ton couple, de ta vie …. 

Dans toutes ces heures effectivement qui vous verront passer de votre maison à ce qui deviendra la maison de votre enfant.... Pas de recette miracle juste un fil conducteur qui vous permettra de vous approprier à votre manière l’accouchement
.
C’est un accouchement aussi pour nous !
Pourquoi ? Car c’est la « fin » d’une aventure de 9 mois dans laquelle il a été très difficile pour certains d’entre nous de trouver le bon tempo…. 
Bien sûr je n’oublie pas le caractère médical imposé par l’accouchement et la distance nécessaire pour la santé de la maman et de votre p’tit chou… Eh oui il y aura beaucoup de monde avec toi, en blouse, c’est assez impressionnant. N’oublie pas que tu as aussi derrière la blouse un père ou une mère, dont le but est que ce moment intime à 3 VOUS appartienne et se passe au mieux …. 

Et toi en tant que papa ?
Dans les salles de travail, il y a un acteur en plus et non des moindre : le papa. N’oublie pas que certains de nos papas ont fait partie de ceux qui devaient attendre dans la salle d’attente ….

Mais alors que se passe-t-il en réalité ?
Les nouveaux papas que nous nous revendiquons être ne devons plus hésiter à couper les cordons mais aussi à prendre nos enfants par les épaules pour les sortir. J’en profite d’ailleurs pour adresser un ENORME MERCI à cette sage-femme de m’avoir proposé d’être partie prenante de cet évènement fou. Eh oui j’ai été le sortir le Rikiki (non ne tombe pas dans les pommes, tu n’y seras pas obligé si tu ne le souhaites pas).
Non, ce n’est pas de l’ego mal placé ou un syndrome de papa super héros mais l’envie pour beaucoup d’entre nous d’être la dès les premiers instants pour nos conjointes et nos enfants !

Et moi je fais quoi ?
J’ai eu ma propre expérience, mais il en existe tellement pleins pour nous papas. Chaque accouchement est différent. Toi, n’hésite pas à oser demander, à réclamer parfois, dès le début de la prise en charge de ta femme à la maternité, plus d’informations sur l’évolution de la situation ... Tu peux demander ce que l’équipe médicale attend de toi, à communiquer sur ce que tu veux voir (ou pas), savoir, comprendre ce qui se passe.

Ca ressemble à quoi tout ça ?
Même si le parallèle sera peut-être mal venu : comme dans un aéroport ou un endroit inconnu sache qu’il est normal de perdre 50% de tes capacités mentales (rassure toi, ta femme aussi hein ;)) Le stress, la fatigue, le sentiment d’être parfois exclu en tant que père, dans ce méli-mélo qu’est l’accouchement, ce n’est pas évident à gérer. Que ce soit en maternité ou en neonat’ ne reste pas seul avec tes questionnements. D’autant que le médecin en qui vous devez avoir confiance c’est celui de la maternité et non « Dr Google ». Tes craintes sont légitimes, le stress également. Mais déjà le dire et le formaliser c’est beaucoup. La sage-femme pourra t’expliquer. Ce ne sera sans doute trop ou pas aussi précis ou clair que tu le voudrais futur super papa mais cela t’aidera à te guider vers l’issue de tout ça : la naissance de ton enfant ! 

Eh mais attends, du coup je peux servir à quelque chose ?
Notre rôle est très important. Sans être central, nous sommes le pivot. Ne nous dévalorisons pas, en tant que père, si le corps médical donne le tempo comme un chef d’orchestre, les papas sommes aussi là  pour jouer la partition avec maman...

Et ma femme dans tout ça ? C’est vrai qu’elle va m’insulter ? :-)
Même si le jour J vous allez très étonné de découvrir un nouvel aspect de vos moitiés ou au contraire elle sera égale à elle-même il n’y a pas de règles pré-établies. La chose que j’ai  gardé à l’esprit c’est que je serai la personne vers qui elle se retournerait quand elle aura peur ou mal, et aussi surtout quand elle sera heureuse. Des mois plus tard  la magie retombe certes mais nous garderons des étoiles dans les yeux comme beaucoup de parents (y compris pour les accouchements difficiles)

Tu en gardes un bon souvenir toi ?
Que ce soit rapide ou jusqu’au bout de la nuit ce saut vers l’inconnu tant dans sa partie médicale qu’humaine, je ne regrette rien de ce panel d’émotions, de sentiments que nous avons vécu à trois et qui restera inoubliable.

OUI j’ai fait ce chemin de la maison à la maison en passant par la maternité. Et j’en ai ramené un petit bonhomme : Rikiki, 3,580 kg et 52 cm de bonheur … Me voici avec un livre où tout est à écrire !  En tant que père, papa, conjoint, j’essaye jour après jour de rester conscient des défis et des épreuves, de me souvenir des rires, des moments difficiles… Qui ont fait que nous étions partis à deux pour revenir à trois et sommes devenus une famille !

A bientôt,
Tchoup