dimanche 15 juin 2014

Le jour où ...



Me revoilà en ce jour de fête des papas. Je vais commencer par un bon milliard d’excuses. Si certains nous suivent (et je vous envoie un grand MERCI), vous avez pu constater que lors de ces derniers jours DamsCMoi et moi-même avons été quelque peu absents de nos chroniques. Eh oui nos petits chouchous sont tombés malades : un méchant virus, une cruelle piqure de vaccin et comme tous les papas (mais également les mamans), nous avons eu à manier les thermomètres, les suppos, les seringues de médicaments, les bisous de réconfort et les iPhones transformés pour l’occasion en berceuse.

Ceci étant dit … Vous devez vous demander pourquoi le titre de cet article est « le jour où » …  Eh bien parce que ce soir, avec un œil mi interrogatif mi blasé, je fais un petit come back sur tous les moments où en tant que futur papa ou papa les mots m’ont manqué pour décrire certaines situations.

Le cas du congé parental … pris par le papa…

Si devenir parent dure toute une vie, le point de départ que je ne suis pas prêt d’oublier c’est quand j’ai annoncé à mes proches (ou moins proches au hasard des rencontres) mon désir de prendre un congé parental d’éducation. Eh oui, je n’oublie pas que c’est un droit que je souhaitais prendre. Il me paraissait inconcevable de vivre les premiers temps de vie de mon Rikiki sans être là au jour le jour.
Quel contraste dans les réactions ! Certaines très encourageantes et sincères, venant de personnes avec qui j’ai gardé contact. D’autres frisant la surprise dégoutée voire de l’agressivité. J’évolue professionnellement dans un milieu très masculin, et c’est un peu comme si j’allais y perdre mes couilles (désolé pour l’expression mais tellement adaptée). Je passe sur les femmes qui me regardaient avec un air un peu choqué, à la limite de se dire que cet homme devait être très très bizarre et donc à ne pas fréquenter. Ou encore sur ces gens qui me demandaient « bah pour le premier on a pas le droit si ? ».

Je suis actuellement en congé parental en temps partiel, à 50% pour être précis. Cela signifie que à quelques jours près, je suis auprès de mon Rikiki pour m’en occuper à 99999%. Tous les parents savent à quel point c’est une affaire de tous les instants. Bien évidemment je ne jette pas la pièrre aux parents qui malheureusement ne peuvent pas ou ont pris la décision de ne pas prendre ce type de disposition. Je ne cesse de le répéter c’est un choix qui doit être fait avec le CŒUR. Je n’occulte pas le côté financier qui rentre en ligne de compte pour beaucoup de ménages. La crise n’aide pas. Pour ma part, j’ai perdu beaucoup côté financier mais je ne le regrette pas. Je vis des moments d’exception avec mon bébé…

Un autre élément décisif pour moi est l’égalité homme/femme. Ce n’est pas un concept pour moi qui ressort uniquement le jour de la journée de la femme. Je ne souhaitais pas que ma moitié (et ses lonnngues études) mette entre parenthèse de manière directe ou indirecte sa vie professionnelle mais aussi sa vie de femme.

J’ai plein d’anecdotes. De jeunes ou moins jeunes papas se reconnaitront comme les jours où :

-        -  Une maman qui me voit donner à manger à Rikiki et qui m’envoie un pique bien sympathique : « Vous en avez pour longtemps ? Car ici c’est le coin des mamans qui s’occupent réellement de leur enfant… »
-         -  Une autre maman qui me regardait avec un air apeuré… C’est un peu comme si au dessus de sa tête se dessinait une bulle avec écrit « biberon dans les mains d’un homme = catastrophe ».

J’arrête là car s’il y a de mauvaises expériences, bien évidemment avec le recul je ne garde que le meilleur. Toutes ces personnes femmes et hommes qui ont l’esprit ouvert. Ceux qui de tous les âges m’ont aidé.  Il s’agit de croire en soi et de se faire confiance.

Une sage femme m’a dit à la sortie de la maternité : pouponner, changer les couches, soigner, s’amuser, … être parent, c’est un long parcours qui se gère à deux (même si on vient à malheureusement se séparer). Il ne faut jamais avoir peur de s’investir, de poser des questions, d’exprimer ses craintes. 

Très souvent notre égo de mâle nous imposerait le silence ou l’autodérision, mais croyez-moi quand les langues se délient, tous ces papas en parlent avec une infinie douceur et une expertise souvent admirable.

A bientôt,
Tchoup


1 commentaire:

  1. Moi je trouve ça génial! Mon mari y pense pour le deuxieme et je trouve ça top! Profiter de son bébé, y a rien de mieux!!! Bravo

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