Me revoilà en ce jour de fête des papas. Je vais commencer
par un bon milliard d’excuses. Si certains nous suivent (et je vous envoie un
grand MERCI), vous avez pu constater que lors de ces derniers jours DamsCMoi et
moi-même avons été quelque peu absents de nos chroniques. Eh oui nos petits
chouchous sont tombés malades : un méchant virus, une cruelle piqure de
vaccin et comme tous les papas (mais également les mamans), nous avons eu à
manier les thermomètres, les suppos, les seringues de médicaments, les bisous
de réconfort et les iPhones transformés pour l’occasion en berceuse.
Ceci étant dit … Vous devez vous demander pourquoi le titre de
cet article est « le jour où » … Eh bien parce que ce soir,
avec un œil mi interrogatif mi blasé, je fais un petit come back sur tous les
moments où en tant que futur papa ou papa les mots m’ont manqué pour décrire
certaines situations.
Le cas du congé parental … pris par le papa…
Si devenir parent dure toute une vie, le point de départ que
je ne suis pas prêt d’oublier c’est quand j’ai annoncé à mes proches (ou moins
proches au hasard des rencontres) mon désir de prendre un congé parental d’éducation.
Eh oui, je n’oublie pas que c’est un droit que je souhaitais prendre. Il me
paraissait inconcevable de vivre les premiers temps de vie de mon Rikiki sans
être là au jour le jour.
Quel contraste dans les réactions ! Certaines très
encourageantes et sincères, venant de personnes avec qui j’ai gardé contact. D’autres
frisant la surprise dégoutée voire de l’agressivité. J’évolue
professionnellement dans un milieu très masculin, et c’est un peu comme si j’allais
y perdre mes couilles (désolé pour l’expression mais tellement adaptée). Je
passe sur les femmes qui me regardaient avec un air un peu choqué, à la limite
de se dire que cet homme devait être très très bizarre et donc à ne pas
fréquenter. Ou encore sur ces gens qui me demandaient « bah pour le
premier on a pas le droit si ? ».
Je suis actuellement en congé parental en temps partiel, à
50% pour être précis. Cela signifie que à quelques jours près, je suis auprès
de mon Rikiki pour m’en occuper à 99999%. Tous les parents savent à quel point
c’est une affaire de tous les instants. Bien évidemment je ne jette pas la
pièrre aux parents qui malheureusement ne peuvent pas ou ont pris la décision
de ne pas prendre ce type de disposition. Je ne cesse de le répéter c’est un
choix qui doit être fait avec le CŒUR. Je n’occulte pas le côté financier qui
rentre en ligne de compte pour beaucoup de ménages. La crise n’aide pas. Pour
ma part, j’ai perdu beaucoup côté financier mais je ne le regrette pas. Je vis
des moments d’exception avec mon bébé…
Un autre élément décisif pour moi est l’égalité homme/femme.
Ce n’est pas un concept pour moi qui ressort uniquement le jour de la journée
de la femme. Je ne souhaitais pas que ma moitié (et ses lonnngues études) mette
entre parenthèse de manière directe ou indirecte sa vie professionnelle mais
aussi sa vie de femme.
J’ai plein d’anecdotes. De jeunes ou moins jeunes papas se
reconnaitront comme les jours où :
- -
Une maman qui me voit donner à manger à Rikiki et
qui m’envoie un pique bien sympathique : « Vous en avez pour
longtemps ? Car ici c’est le coin des mamans qui s’occupent réellement de
leur enfant… »
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Une autre maman qui me regardait avec un air
apeuré… C’est un peu comme si au dessus de sa tête se dessinait une bulle avec
écrit « biberon dans les mains d’un homme = catastrophe ».
J’arrête là car s’il y a de mauvaises expériences, bien
évidemment avec le recul je ne garde que le meilleur. Toutes ces personnes
femmes et hommes qui ont l’esprit ouvert. Ceux qui de tous les âges m’ont
aidé. Il s’agit de croire en soi et de
se faire confiance.
Une sage femme m’a dit à la sortie de la maternité : pouponner,
changer les couches, soigner, s’amuser, … être parent, c’est un long parcours
qui se gère à deux (même si on vient à malheureusement se séparer). Il ne faut
jamais avoir peur de s’investir, de poser des questions, d’exprimer ses
craintes.
Très souvent notre égo de mâle nous imposerait le silence ou
l’autodérision, mais croyez-moi quand les langues se délient, tous ces papas en
parlent avec une infinie douceur et une expertise souvent admirable.
A bientôt,
Tchoup

Moi je trouve ça génial! Mon mari y pense pour le deuxieme et je trouve ça top! Profiter de son bébé, y a rien de mieux!!! Bravo
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